Le journaling de voyage, cette tendance qui transforme nos souvenirs

Le journaling de voyage, cette tendance qui transforme nos souvenirs

Mon premier carnet de voyage, c’était un cahier Clairefontaine acheté à la va-vite dans une papeterie d’aéroport. Quinze ans plus tard, je le feuillette encore et je retrouve l’odeur du café italien, la texture du sable de cette plage au Portugal, et même le ticket de métro parisien collé n’importe comment. Voilà le truc avec le journaling de voyage : c’est pas juste écrire, c’est capturer des morceaux de vie.

La pratique explose littéralement en ce moment. Les ventes de carnets de voyage ont augmenté de 47% en deux ans, et franchement, ça me surprend pas. On vit dans un monde où tout passe par l’écran, où les photos s’accumulent dans nos téléphones sans qu’on les regarde jamais. Le journal de voyage, c’est le retour au tangible, au fait main, à quelque chose qu’on peut toucher et relire des années après.

Le journaling moderne, c’est plus du tout le journal intime de mamie.

Le journaling de voyage, cette tendance qui transforme nos souvenirs

Perso, j’ai découvert le junk journaling l’année dernière et j’ai complètement accroché. Le principe ? Tu colles tout et n’importe quoi dans ton carnet : billets de train, emballages de bonbons locaux, cartes postales, même des feuilles d’arbres séchées. C’est créatif, c’est fun, et surtout ça raconte vraiment ton voyage. Pas besoin d’être doué en dessin ou en écriture. Tu peux juste coller un ticket de cinéma et écrire « meilleur film vu à Tokyo » à côté.

Les applis comme Polarsteps cartonnent aussi parce qu’elles combinent le numérique et l’analogique. Tu traces ton itinéraire automatiquement, tu ajoutes tes photos, et l’appli génère un journal de voyage interactif. C’est malin parce que ça enlève la pression de tout documenter manuellement. Par contre, rien ne remplace le plaisir d’écrire à la main dans un train qui traverse les Alpes (même si ton écriture devient illisible à cause des virages).

Ce qui me fascine, c’est comment chacun développe son propre style. Ma pote Sarah fait des carnets minimalistes avec juste quelques mots clés par jour. Mon frère, lui, écrit des pavés de trois pages sur chaque restaurant visité. Moi je suis entre les deux, avec beaucoup de collages et des petits dessins pourris mais qui me font sourire. D’ailleurs, c’est un peu comme les systèmes de fidélité personnalisés – genre le programme VIP Casino Night où chacun accumule ses points selon son style de jeu – chaque voyageur développe sa propre méthode pour capturer ses souvenirs.

Le boom des stylos de qualité, c’est pas un hasard non plus. Les gens redécouvrent le plaisir d’écrire avec un vrai stylo, pas un Bic mâchouillé. Les ventes de stylos plume ont explosé, et les papeteries spécialisées ouvrent partout. Y’a même des ateliers de journaling créatif qui se multiplient dans les grandes villes.

Pratique.

Pour commencer, pas besoin d’investir 50 euros dans un carnet Moleskine. Un cahier basique fait l’affaire, l’important c’est de commencer. J’ai testé plein de formats : le petit carnet qui rentre dans la poche (pratique mais on écrit mal), le A5 classique (bon compromis), et le grand format A4 (génial pour coller des trucs mais galère à transporter). Mon conseil : prenez un format A5 avec du papier épais si vous voulez coller des trucs dessus, comme des jetons de collection ou autres souvenirs historiques.

Le plus dur, c’est de maintenir la régularité. Au début on est motivé, on écrit tous les jours, puis on oublie pendant une semaine et on culpabilise. Mon astuce : j’écris pas forcément tous les jours, mais je garde tous les petits papiers du voyage dans une pochette. Comme ça, même si j’écris trois semaines après, j’ai tous les éléments pour reconstituer les souvenirs. Et puis parfois, juste coller le ticket de bus avec la date suffit à raviver tout le contexte – un peu comme ces environnements virtuels immersifs qui recréent parfaitement l’ambiance d’un lieu réel.

Les puristes diront que le numérique tue la magie du journal papier. Moi je trouve que les deux se complètent bien. J’utilise mon téléphone pour noter des trucs sur le vif (noms de rues, horaires, impressions rapides), et je retranscris le soir dans mon carnet en développant. C’est le meilleur des deux mondes.

Le journaling de voyage, au final, c’est créer son propre musée personnel. Un musée portable qu’on peut ouvrir n’importe quand pour se replonger dans ses aventures. Et contrairement aux 3000 photos de votre téléphone, vous allez vraiment le rouvrir, ce carnet.